La saison de la Francophonie à la Fondation KASA

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La Fondation KASA a vécu une riche saison de la Francophonie tant à Erevan qu’à Gumri

En un premier temps les professeurs de français des écoles dans lesquelles KASA intervient au fil de l’année se sont réunis au Centre de formation et de culture EspaceS à Erevan. Ils ont ainsi eu la possibilité de faire connaissance entre eux et de déguster des crêpes préparées par les volontaires du projet de la Francophonie. Et de discuter des problèmes de l’éducation en Arménie, à commencer par ceux qu’ils rencontrent dans l’enseignement du français, en partageant leurs expériences, leurs histoires et leur motivation à transmettre cette langue.

A suivi un atelier sur l’écologie, intitulé « Une plante, c’est peu de chose ». Avec le soutien des représentants de l’organisation Ecomotiv les participants y ont appris à cultiver des plantes et à les soigner.

Monique Bondolfi, présidente de la fondation KASA, a inauguré la saison de la Francophonie au centre d’accueil et de formation KASA Gumri, par une conférence sur le thème « La bienveillance : une chance ? ». Inspirée de la citation de Russell « La seule chose qui va racheter l’humanité est la coopération », cette rencontre a favorisé un riche échange entre les participants sur le rôle indispensable de la bienveillance au delà des clichés. Elle a ensuite repris cette conférence au centre EspaceS à Erevan.

Les centres d’Erevan et de Gumri ont accueilli une semaine durant des lectures de poèmes et de contes, animées par Isabelle Patouillot, lectrice de l’association « Lire et Faire Lire » et Charles Zoulalian. Les écoliers étaient les principaux acteurs de cette Eco-semaine, intitulée « Le français est un poème qui voyage ».

Ils ont tout d’abord présenté des poèmes de manière créative et originale en recourant à plusieurs medias : musique, théâtre, chant, danse, spectacles. Chaque école a reçu une attestation de participation active.

La deuxième rencontre de l’Eco-Semaine s’est déroulée à la bibliothèque régionale de la région de Shirak. Une vingtaine de personnes se sont retrouvées autour du thème de la beauté de la nature et de sa préservation. Isabelle Patouillot et Charles Zoulalian ont lu le conte « Le souffle de l’arbre» de Claude Clément.

Pour la troisième journée, l’équipe de KASA avec Isabelle Patouillot et Charles Zoulalian s’est rendue à l’école 45 de Gumri où les attendaient avec impatience une trentaine d’enfants, la directrice et les enseignantes. Le conte « Le peuple qui aimait les arbres » a été écouté avec beaucoup d’attention. Il était illustré par des collages d’Isabelle et des dessins très expressifs réalisés par Ani Khatchatrian, éducatrice de l’atelier de création auprès du projet du Développement des enfants et adolescents à KASA.

La quatrième intervention de KASA a pris la forme d’un atelier de créativité autour des calligrammes, à la section de langue et littérature française de la Faculté de communication interculturelle de l’Université de Shirak. Le thème central était toujours le soin que nous pouvons et devons porter à la nature. L’atelier a commencé par une présentation du calligramme en général. Isabelle et Colette, la volontaire française de KASA, ont évoqué le poète Guillaume Apollinaire, précurseur du surréalisme et auteur du recueil de poèmes « Calligrammes, poèmes de la paix et de la guerre » publiés en 1918. Puis les participants ont échangé sur les différents types de pictogrammes et idéogrammes. Ils ont enfin créé leurs propres calligrammes ou poèmes-dessins.

Le dernier évènement de l’Eco-Semaine de KASA s’est déroulé le 13 avril dernier. Les participants ont visité l’exposition de photo intitulée « Gumri, un bel environnement », réalisée par Katarzyna Magielda, la volontaire polonaise de KASA. Des jeux interactifs animés par des volontaires ont permis à chacun d’apprendre de nouveaux mots français en rapport avec la nature. Ensuite Isabelle Patouillot et Charles Zoulalian ont animé une conférence intitulée « Les géoparcs : un moyen de valoriser le patrimoine et une opportunité pour développer le tourisme ?». La journée s’est terminée en musique, danse et chansons.